Contact

european-inventor@epo.org

Tel: +49 (0)89 2399 1830

Fax: +49 (0)89 2399 1835

Votre inventeur favori n'a pas encore été primé ?

Nominate your favorite inventor
  • Nominez un inventeur pour le Prix de l'inventeur européen 2015
 

Un médicament qui « affame » les tumeurs

Nominé pour le Prix de l’inventeur européen de l’année 2010 dans la catégorie « Pays non européens »

De nouveaux médicaments comportant les anticorps anti-VEGF (contre le facteur de croissance de l'endothélium vasculaire) permettent désormais de cibler précisément le traitement du cancer en coupant l'alimentation en sang des tumeurs cancéreuses, grâce à une innovation dont Napoleone Ferrara est à l'origine et qui a été optimisée par les chercheurs Manuel Baca, James Wells, Leonard Presta, Henry Lowman et Yvonne Chen de Genentech, société pharmaceutique américaine, en 2004.

Film

Interview



Interview transcript

En bref

Inventeurs : Napoleone Ferrara et son équipe, Etats-Unis d'Amérique

Invention : anticorps anti-VEGF

Secteur : produits pharmaceutiques

Société : Genentech, Inc.

Le cancer reste la deuxième cause la plus répandue de décès en Europe. Chaque année, on diagnostique un cancer chez 3,2 millions d'européens, un chiffre qui devrait augmenter à mesure du vieillissement général de la population.

Un nouveau traitement du cancer est devenu possible lorsque des chercheurs ont identifié les protéines de signalisation qu'utilisent les tumeurs pour s'alimenter en sang du corps humain. On peut supprimer ces protéines grâce aux anticorps anti-VEGF. L'alimentation en sang des tumeurs finit par se tarir.

Les anticorps anti-VEGF sont les principes actifs de l'Avastin, un médicament mis sur le marché en 2004. C'est devenu le traitement courant d'un certain nombre de cancers aux Etats-Unis et en Europe.

Ce médicament arrête les tumeurs à la source. Tout comme les cellules et les organes sains, les tumeurs malignes ont besoin pour leur croissance des substances nutritives et de l'oxygène que l'on trouve dans le sang. Privées d'une alimentation en sang, les tumeurs ne peuvent pas dépasser 1 à 2 mm en diamètre.

Lorsqu'une tumeur devient cancéreuse, elle s'alimente en envoyant une protéine de signalisation appelée facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF). Cette protéine entraîne la formation de nouvelles cellules de vaisseaux sanguins et ces cellules finissent par établir des liaisons artérielles avec la tumeur.

En 1989, le Dr Napoleone Ferrara, chercheur chez Genentech, a découvert et cloné le facteur VEGF pour la première fois. Baca et son équipe chez Genentech ont alors trouvé que dans les cellules saines, un certain anticorps empêche la prolifération du facteur VEGF.

L'équipe a isolé l'anticorps dans le sérum sanguin de souris de laboratoire. A l'aide de techniques de génie génétique, les chercheurs ont « humanisé » les anticorps. En 1997, les premiers essais cliniques du nouveau traitement par anticorps - nom chimique du produit « bevacizumab » - ont montré que cela « affamait » les tumeurs. Le médicament a été optimisé et mis sur le marché américain en 2004.

Lancé en Europe en 2005 sous le nom d'Avastin, le nouveau médicament est distribué par Roche, groupe pharmaceutique suisse. L'Avastin est actuellement le produit le plus vendu de Genentech, avec un chiffre d'affaires mondial de 4,8 milliards de dollars par an.

L'Avastin est désormais considéré comme la première étape d'un nouveau principe thérapeutique appelé « thérapie ciblée ». Plus de 450 essais cliniques sont actuellement en cours dans le monde entier pour tester l'effet de ce nouveau médicament sur 30 types différents de tumeurs.

Quick Navigation