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8 Art contemporain à l’Office européen des brevets, La Haye Les œuvres de la collection de l’OEB exposées dans le site administratif de Rijswijk à la périphérie de La Haye ont bénéficié en 2011 d’un nouvel accrochage. Celui- ci avait pour but d’approfondir certains points forts de la sélection qui y était exposée jusqu’alors, et aussi de mettre en regard des œuvres plus anciennes de la collection et des acquisitions nouvelles, de façon à faire naître des champs de force passionnants et de démontrer par la même occasion, à La Haye, la capa­ cité d’évolution de la notion d’"art sur le lieu du travail" dans sa dimension sociale. En effet, le lien entre art contemporain et lieu du travail ne mérite pas d’être mis en exergue uniquement dans des lieux de représen­ tation, tels que les halls, la cafétéria ou les longs cou­ loirs reliant les différentes parties du bâtiment. Aussi, l’approche nouvelle en matière d’exposition est prag­ matique. Elle prend spécifiquement en compte les caractéristiques architecturales, les fonctions et l’utili­ sation des immeubles administratifs, qui deviennent le point de départ pour le nouvel accrochage. Cela a été un défi de mettre davantage en valeur la place de plus en plus importante que les propositions conceptuelles commencent à occuper également dans ce site de l’OEB, alors que jusqu’ici, la sélection faisait la part belle aux œuvres décoratives. En même temps, il fallait souligner ce qui caractérise en propre le site de La Haye, notamment des éléments d’architecture inhabituels tels que le jardin d’hiver avec ses palmiers s’élançant jusque sous le toit, ou le jardin aménagé devant la façade de la cafétéria côté Sud, ou encore les longues passerelles qui relient les trois corps de bâti­ ment. Tous constituent des espaces particuliers, dont certains n’avaient jamais été pris en considération jusque là (l’aménagement de jardin) ou qui permettent de voir des œuvres familières sous des angles inédits. A la différence de Munich, où, dès 1978 – 1980, un concours d’art public avait donné le coup d’envoi pour la constitution d’une collection professionnelle d’art contemporain à l’OEB, à Rijswijk, les premières acquisi­ tions ne furent effectuées et les projets d’installations spécifiquement conçues pour leur site ne virent le jour que relativement tard. Il fallut attendre 1998 – 2002 et la construction du nouveau bâtiment, érigé à l’arti­ culation entre les deux tours, qui devait abriter le centre de communication. On mit l’accent sur l’art néerlandais actuel, et sur la référence à la nature morte dans la peinture hollandaise du XVIIème siècle. On récupéra des aspects de l’artisanat d’art traditionnel, tels que le motif de la tulipe ou le carreau de faïence. On prit aussi le risque d’expérimenter des techniques peu usuelles (hologramme, techniques de la fonte particulières, jardins suspendus). C’est ainsi que les travaux de commande qui virent le jour à ce stade de la planification partaient de motifs floraux ou des ré­ férences à la nature, ou présentaient certains procé­ dés techniques comme une innovation. C’est le cas de Jeppe Hein (parvis), Nol Hennissen (parvis), Dieter Jung (hall d’entrée), Liet Heringa/Maarten van Kalsbeek (cafétéria) et Yoshiuki Miura (auditorium). Nombre des photographies acquises dans ces années sont des variations sur le motif de la fleur ou de la tulipe, em­ blématique de l’image des Pays-Bas aux yeux des tou­ ristes (Smulders, Oberer, Spaans). Le nouvel accrochage de 2011 mise désormais sur une sélection très internationale d’artistes pour refléter l’identité de l’OEB, organisation internationale comp­ tant près de quarante Etats membres. Faisant une place à des travaux conceptuels dus par exemple à Francisco Da Mata ou Ann Veronica Janssens, il fait plus que simplement combler des lacunes de la collec­ tion, et se situe dans la continuité avec les partis pris dans les autres sites de l’OEB. Des tableaux de grand format,dus par exemple à Nikolaus Moser et Monique Frydman, misent davantage sur la puissance des cou­ leurs et font déborder de vie un lieu aussi neutre qu’une salle de conférence. Les social benches de Jeppe Hein et le Cosack (cosaque) de Rotraut Klein-Moquay, deux nouveaux groupes de sculptures, sont pour la pre­ mière fois exposés dans l’espace extérieur. Leurs cou­ leurs vives animent les espaces verts du parc devant la cafétéria; leur approche ludique et leur humour pince-sans-rire renvoient manifestement à la fontaine de Jeppe et aux bancs en forme de reins de Nol Hen­ nissen devant l’entrée. Le centre de communication du nouvel édifice achevé en 2002 continue de se distin­ guer par la concentration des travaux décoratifs à mo­ tifs floraux , mais cette présence massive aux alen­ tours du jardin d’hiver avec son groupe de palmiers élancés fait davantage l’effet d’une citation ironique > F > F

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