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Ólafur Elíasson

Pedestrian vibes study, 2005 
Photogravure sur papier 
16 gravures, chacune 31 x 42 cm 

Ólafur Elíasson (1967 Copenhague, DK) met sa pratique pluridisciplinaire au service d’une exploration du mouvement, de la lumière et de la couleur. Il encourage les spectateurs à se forger leur propre réalité, et ce singulièrement à une époque de changement climatique accéléré, problématique sur laquelle l’artiste attire l’attention depuis le tournant du siècle. Par (ou à l’occasion de) ses expositions et ses œuvres, Elíasson aime à inviter les spectateurs à mobiliser tous leurs sens. Cela est particulièrement vrai dans ses installations faisant intervenir l’eau et la lumière, qui comportent parfois aussi des variations de l’hygrométrie et de la température.   

Certaines de ses œuvres recréent des phénomènes naturels : une cascade, un arc-en-ciel, une tempête de sable, un coucher de soleil vu à travers le brouillard. Ces installations invitent le spectateur à une méditation sur le thème de la « nature construite », à une époque où il ne subsiste pratiquement plus sur terre d’habitats naturels vierges de toute empreinte humaine. Généralement, Elíasson s’appuie sur la recherche ; il collabore même souvent étroitement avec des chercheurs travaillant dans des domaines aussi variés que la géologie, la philosophie des sciences, les sciences cognitives et la communication.  

Pedestrian Vibes Study est le résultat d’une démarche expérimentale. Elíasson y enregistre la trajectoire d’une simple lampe balancée en l’air. La trace laissée par la lumière dépeint une réalité que l’œil ne perçoit pas de la même façon pendant que le mouvement est exécuté, une réalité où la lumière prend une vie à soi. Ce « graffiti lumineux » annonce des images ultérieures où Elíasson utilise une lampe solaire LED, « Little Sun », qu’il a commencé à mettre au point en 2012. Son intention à l’époque : fournir une source de lumière propre et abordable au milliard et demi de personnes au monde privées d’électricité selon les estimations de l’époque.  

© Ólafur Elíasson