La fabrication de demain

Abstract Visual Of 3D Printed Object

Les procédés de fabrication évoluent. Des technologies innovantes ouvrent de nouvelles possibilités en ingénierie en offrant des matériaux et des processus nouveaux qui permettent de créer des objets qui étaient inimaginables jusqu'à récemment. Les moyens de production eux aussi connaissent une rapide évolution puisqu'ils sont transférés d'usines lointaines à des commerces ordinaires voire même à domicile. La fabrication additive (FA), plus connue sous le nom d'impression 3D, ouvre la voie à un monde plus sûr, plus intelligent et plus durable.

L'innovation en matière de FA

La diversité des produits spécialement conçus grâce à l'impression 3D sur le marché est aujourd'hui immense et va des pièces détachées de moteur aux implants dentaires. Ces produits sont fabriqués avec des métaux, du plastique, de la céramique et du sable sous diverses formes. Ces ingrédients sont empilés couche sur couche, ouvrant ainsi de nouveaux horizons en science des matériaux.

Façonner le monde de demain

Organisée conjointement par l'OEB et l'EUIPO, pour la toute première fois en mode virtuel, cette conférence était consacrée à l'incidence de l'impression 3D sur le système de PI.

Une étude de l'OEB montre que l'Europe est un pôle mondial d'innovation en matière d'impression 3D

La conférence intitulée Façonner le monde de demain, qui s'est tenue en juillet 2020, coïncidait avec le lancement d'une étude globale de l'OEB montrant l'essor fulgurant de l'innovation en matière de fabrication additive (FA) dans de multiples secteurs. En s'appuyant sur les tout derniers éléments d'information brevets disponibles, cette étude analyse les origines géographiques de cette innovation ainsi que les principaux secteurs et demandeurs concernés.

Principaux résultats

L'Europe au premier plan

Le rapport montre que les pays européens sont à l'origine de 47% (7 863) de toutes les inventions dans le domaine de la FA pour lesquelles des demandes de brevet ont été déposées à l'OEB entre 2010 et 2018. La position de leader qu'occupe l'Europe est en grande partie liée aux performances de l'Allemagne, ce pays étant à l'origine de 19% (3 155) de toutes les demandes de brevet dans le domaine de la FA. À l'échelle mondiale, les États-Unis sont le premier pays d'origine des demandes de brevet européen en matière de FA (35%, soit 5 747 demandes).

Les principaux secteurs concernés par des demandes de brevet dans le domaine de l'impression 3D sont la santé, l'énergie et les transports

Les données indiquent que les technologies de la FA ont une incidence sur une grande diversité de secteurs. Depuis 2010, c'est dans le domaine de la santé que l'utilisation de la FA a généré le plus grand nombre de demandes de brevet (4 018), suivi par les domaines de l'énergie et des transports qui sont également à l'origine d'un nombre considérable de demandes (respectivement 2 001 et 961 demandes). Une croissance rapide a été observée aussi dans des domaines tels que l'outillage industriel, l'électronique, la construction et les biens de consommation ainsi que le secteur de l'alimentation.

Principaux demandeurs, toutes industries confondues

La diversité des domaines se reflète également dans le profil des principaux demandeurs qui s'adressent à l'OEB. L'analyse montre que les 25 plus grands demandeurs de brevets étaient à l'origine d'environ 30% (6 548) de toutes les demandes de brevet déposées entre 2000 et 2018 dans le domaine de la FA. Cette liste comprend une très grande diversité d'acteurs issus de nombreux domaines technologiques différents : transports, produits chimiques et pharmaceutiques, technologies de l'information, électronique, imagerie et biens de consommation, ainsi que des spécialistes de l'impression 3D comme Stratasys, 3D Systems et EOS.

Une contribution significative de plus petits acteurs

Si deux demandes de brevet sur trois dans le domaine de la FA ont été déposées par de très grandes entreprises, l'étude révèle toutefois que 10% (2 148) des demandes proviennent d'entreprises employant entre 15 et 1 000 salariés, 12% (2 584 demandes) par des inventeurs individuels et des petites entreprises employant moins de 15 salariés, et plus de 11% (2 448 demandes) par des universités, des hôpitaux et des organismes de recherche publics, ces trois groupes devenant ainsi des acteurs importants dans l'écosystème de l'innovation en FA.

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