J 0018/04 (notion de délai/MICROSOFT) du 04.05.2005
- Identifiant européen de la jurisprudence
- ECLI:EP:BA:2005:J001804.20050504
- Date de la décision
- 4 mai 2005
- Numéro de l'affaire
- J 0018/04
- Requête en révision de
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- Numéro de la demande
- 03014103.0
- Classe de la CIB
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- Langue de la procédure
- Anglais
- Distribution
- Publiées au Journal officiel de l'OEB (A)
- Téléchargement
- Décision en anglais
- Autres décisions pour cet affaire
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- Résumés pour cette décision
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- Titre de la demande
- Architecture for managing alerts
- Nom du demandeur
- MICROSOFT CORPORATION
- Nom de l'opposant
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- Chambre
- 3.1.01
- Sommaire
I. La règle 25(1) CBE impose une condition de fond qui doit être remplie au moment où la demande divisionnaire est déposée. Une chambre n'est pas habilitée à dispenser un demandeur de remplir cette condition.
II. La notion de délai selon la CBE implique deux éléments conceptuels : 1) une période exprimée en années, mois ou jours et 2) une date déterminante, à compter de laquelle le délai commence à courir et à partir de laquelle est calculée ladite période. Si elles ne comportent pas ces deux éléments conceptuels, les limites de temps que la CBE impose aux demandeurs ne peuvent être considérées comme des délais aux fins de l'article 122 CBE.
III. Aucun droit substantiel ne peut résulter d'une demande divisionnaire avant la date à laquelle elle a été effectivement déposée. Les droits substantiels qui ont été perdus quant à la demande initiale ne sauraient être rétablis quant à la demande divisionnaire par application de l'article 122 CBE.
- Dispositions juridiques pertinentes
- European Patent Convention Art 122 1973European Patent Convention Art 125 1973European Patent Convention Art 76(1) 1973European Patent Convention Art 76(3) 1973European Patent Convention Art 90(2) 1973European Patent Convention R 25(1) 1973European Patent Convention R 83 1973
- Mots-clés
- Restitutio in integrum quant au dépôt d'une demande divisionnaire (non)
Notion de délai - Exergue
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DISPOSITIF
Par ces motifs, il est statué comme suit :
1. La requête en saisine de la Grande Chambre de recours est rejetée.
2. Le recours est rejeté.