J 0013/90 (Défaut de paiement auquel il n'a pas été remédié) du 10.12.1992
- Identifiant européen de la jurisprudence
- ECLI:EP:BA:1992:J001390.19921210
- Date de la décision
- 10 décembre 1992
- Numéro de l'affaire
- J 0013/90
- Requête en révision de
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- Numéro de la demande
- 85306182.8
- Classe de la CIB
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- Langue de la procédure
- Anglais
- Distribution
- Publiées au Journal officiel de l'OEB (A)
- Téléchargement
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- Autres décisions pour cet affaire
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- Résumés pour cette décision
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- Titre de la demande
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- Nom du demandeur
- Castleton
- Nom de l'opposant
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- Chambre
- 3.1.01
- Sommaire
1. Les relations entre l'OEB et le demandeur étant régies par le principe de la bonne foi, la confiance légitime des parties à la procédure ne doit pas être abusée (Grande Chambre de recours, décisions G 5, 7, 8/88, JO OEB 1991, 137).
2. Le principe de la bonne foi implique que l'OEB signale au demandeur toute perte de droit imminente si le demandeur peut en toute bonne foi s'attendre à recevoir un tel avis.
3. Le demandeur peut s'attendre à recevoir un tel avis s'il s'agit d'une irrégularité facile à déceler par l'OEB et si le demandeur est encore en mesure d'y remédier dans le délai prescrit (position identique à celle adoptée dans la décision T 14/89, JO OEB 1990, 432).
4. Si le demandeur peut s'attendre à recevoir un tel avis mais que cet avis ne lui soit pas adressé dans le délai prescrit, l'OEB doit fixer un nouveau délai permettant au demandeur de remédier à l'irrégularité et d'accomplir en temps voulu l'acte requis dans le cadre de la procédure.
- Dispositions juridiques pertinentes
- European Patent Convention Art 122(2) 1973
- Mots-clés
- Restitutio in integrum - défaut de paiement auquel il n'a pas été remédié
Principe de la bonne foi - obligation de signaler au demandeur toute perte de droit imminente
Délai pour remédier à l'irrégularité - Exergue
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- Affaires citées
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DISPOSITIF
Par ces motifs, il est statué comme suit :
1. La décision attaquée est annulée.
2. La demanderesse est rétablie dans ses droits quant au délai qu'elle n'avait pas observé pour le paiement de la taxe annuelle et de la surtaxe dues pour la quatrième année.