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Unfinished Sculpture - Captives #1

Quayola (IT)

Le contexte:  

La recherche toujours en cours derrière Unfinished Sculptures s’inspire des Esclaves (c. 1510-1530) de Michel-Ange, une série de sculptures inachevées devenue emblématiques de l’expressivité propre aux œuvres qui donnent à lire le processus de leur réalisation. Désormais, avec l’essor de l’automatisation, c’est notre rapport aux machines qui mérite d’être examiné de plus près. Selon les spéculations de Quayola, de nouvelles stratégies de robotisation de la sculpture devraient voir le jour, où la technologie sera plus un collaborateur qu’un instrument de la créativité humaine.  

L’œuvre :   

La série Captives est une méditation contemporaine sur la série de sculptures inachevées de Michel-Ange. Tout en se référant à la sculpture de la Renaissance italienne, la série de Quayola s’intéresse moins à la figuration qu’à l’articulation de la matière elle-même. Comme dans les Esclaves originaux, les figures inachevées de Quayola documentent l’histoire de leur création et de leur transformation. La sculpture physique exposée ici, Captives #1, a été le point de départ pour Sculpture Factory, projet de recherche toujours en cours portant sur le recours à la robotique pour (re)produire des sculptures classiques.

La vidéo jointe à la sculpture est un documentaire sur la Sculpture Factory. Un robot industriel de grande taille sculpte en temps réel d’innombrables variations de chefs d’œuvres de l’histoire de l’art. Sans jamais achever aucune sculpture, chaque tentative produit de nouvelles articulations de la matière. Il en résulte une vision hybride – un lent processus de découverte qui ne vise pas en premier lieu à reproduire un objet d’art de la Renaissance en particulier, mais plutôt à montrer les possibilités infinies que recèle chaque tentative de le reproduire.   

Biographie de l’artiste : 

Quayola (IT) se sert de la technologie comme d’une loupe à travers laquelle il scrute les tensions, ou l’équilibre, régnant entre des forces apparemment opposées : réel et artificiel, figuratif et abstrait, ancien et nouveau. Dans ses installations immersives, Quayola s’empare d’une imagerie canonique, et entreprend de la réimaginer par son utilisation de la technologie contemporaine.  

Crédits et remerciements: 

  • Œuvre de Quayola 
  • Production : Quayola Studio 
  • Développement du logiciel : Natan Sinigaglia, Matt Swoboda, Julien Vuillet; Son : David Kamp; Zbrush : James Hardingham; Assistants : Matteo Zamagni, Aymie Backler; Fabrication : Voxeljets 
  • Avec le soutien d’Ars Electronica et de la MU Gallery, Eindhoven.