b)
Réflexion et imagination de l'homme du métier 

Dans l'affaire T 89/00, la chambre, citant les décisions T 260/85 (JO 1989, 105), T 64/96 et T 415/91, a énoncé que, conformément à la jurisprudence des chambres de recours, une distinction doit être établie entre les éléments qu'un homme du métier peut déduire directement et sans équivoque des pièces originales du brevet, et ce que cet homme du métier, sur la base de cette divulgation, peut entreprendre après réflexion et en faisant appel à son imagination. Ses idées ne font pas partie du contenu des documents originaux du brevet. Voir aussi T 553/15.

Dans l'affaire T 782/16, la chambre a estimé que pour appliquer correctement la norme de référence, il y avait lieu d'établir une distinction entre un objet qui est divulgué, implicitement ou explicitement, dans la demande initiale (ou antérieure), et qui peut donc être déduit directement de la demande, et un objet qui résulte d'un processus intellectuel appliqué à la divulgation, surtout si ce processus est complexe. Dans l'affaire en cause, le raisonnement du requérant résultait d'un travail intellectuel sur l'objet divulgué dans la demande initiale (ou antérieure) et non sur une déduction directe et sans ambiguïté comme l'exige la norme de référence.

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