c)
Preuve des connaissances générales de l'homme du métier 

Il peut être tenu compte des moyens invoqués tardivement afin de prouver le contenu allégué des connaissances générales de l'homme du métier, lorsqu'il a été mis en doute (T 106/97, T 1076/00).

Dans la décision T 85/93 (JO 1998, 183), la chambre a précisé que la preuve des connaissances générales de l'homme du métier, comme toute autre preuve à l'appui de la cause d'un opposant, devrait être produite au début de la procédure devant la division d'opposition et peut être rejetée comme irrecevable, à l'appréciation de la chambre, si elle est produite pour la première fois au cours de la procédure de recours. Dans l'affaire T 274/99, la chambre, en vertu de l'art. 114 (1) CBE 1973, a pris en considération un manuel produit tardivement, bien que les documents fournis tardivement, y compris ceux qui permettent d'établir les connaissances générales, puissent, selon la jurisprudence des chambres de recours, être écartés, étant donné que le manuel contribuait à une meilleure compréhension de l'état de la technique, qu'il était à l'évidence pertinent, que son introduction pouvait être considérée comme tolérable pour l'intimée et que son examen n'entraînait pas de retard de procédure.

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