Le Président de l’OEB a rendu visite au Maroc

le 18 mai 2016

Benoît Battistelli lors de son allocution d'ouverture

Benoît Battistelli, Président de l'Office européen des brevets, participait lundi 16 mai, à Casablanca (Maroc), à une conférence sur le thème de « la valorisation des brevets et le transfert de technologie. Enjeux et initiatives », organisée par l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).

Aux côtés d'Adil Elmaliki, le Directeur général de l'OMPIC, il a salué la stratégie mise en place depuis plusieurs années par cet office pour faire jouer au brevet marocain son rôle de lien économique entre les acteurs de la recherche et le monde des entreprises.

Rappelant que le Maroc est le premier état dans lequel un accord de validation des brevets européens à la demande du déposant est entré en vigueur, le 1er mars 2015, le Président Battistelli a souligné le rôle de cet accord, qui contribue à ancrer le marché marocain dans les échanges mondiaux. De même, la validation à la demande du déposant encourage les transferts de technologie et les investissements étrangers directs au Maroc. La couverture géographique du brevet européen s'étend ainsi au-delà des états membres de l'Organisation européenne des brevets et correspond à un marché de près de 700 millions d'habitants.

Cette évolution du système national marocain des brevets, aujourd'hui pleinement orienté vers les échanges internationaux, complète une longue tradition de propriété industrielle. En effet, cette conférence avait lieu dans le cadre des cérémonies marquant le 100ème anniversaire du dahir du 23 juin 1916, première loi marocaine protégeant la propriété industrielle.

En 2015, l'OMPIC a enregistré 1021 demandes de brevets, 22% étant d'origine marocaine. Tout en ayant triplé leur nombre absolu de dépôts nationaux au cours des quatre dernières années, les universités et centres de recherche marocains représentent aujourd'hui 62% des dépôts nationaux contre 26% il y a quatre ans. Le nombre des demandes européennes validées au Maroc s'est accéléré de façon notoire depuis l'arrivée des demandes EURO-PCT dans le système de validation fin 2015.

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