3.2.3 Procédure de recours faisant suite à une opposition
Une partie de l'objet d'un brevet (par exemple certaines revendications), qui n'est pas mise en cause par voie d'opposition au cours du délai de neuf mois, ne peut plus faire l'objet ni de la procédure d'opposition, ni de la procédure de recours. La déclaration de l'opposant visée à la règle 76(2)c) CBE (règle 55 c) CBE 1973) précise la mesure dans laquelle le brevet est mis en cause ; elle fixe ainsi la compétence formelle de la division d'opposition et de la chambre de recours. La seule exception à ce principe concerne le cas d'une opposition qui ne vise explicitement que l'objet d'une revendication indépendante. En ce cas en effet, les éléments de revendications qui dépendent de la revendication indépendante peuvent également être examinés quant à leur brevetabilité (voir p. ex. G 9/91, JO 1993, 408 ; cf. aussi T 323/94).
La décision T 896/90 a établi que l'existence de motifs d'opposition détaillés portant sur une seule revendication indépendante ne signifie pas que cette partie du brevet est la seule à être contestée, si l'opposant a indiqué qu'il souhaitait la révocation du brevet tout entier. Toutefois, dans l'affaire T 737/92 (dans laquelle des objections n'étaient soulevées qu'à l'encontre de revendications de procédé et non de revendications de composition), la chambre a estimé que le cadre de l'opposition était déterminé par ce qui a été développé à son appui (cf. également T 318/01).
Lorsque deux opposants forment un recours par lequel ils contestent différents jeux de revendications et que l'un d'eux retire ensuite son recours, celui-ci devient de droit partie à la procédure conformément à l'art. 107 CBE 1973 et l'autre opposant devient le seul requérant. Par conséquent, l'étendue du recours est déterminée par la requête de ce dernier, laquelle lie la chambre et fixe un cadre qui ne peut être dépassé par la partie non requérante (T 233/93).
Dans la décision T 653/02, il a été jugé qu'une chambre n'est pas compétente pour examiner une revendication reformulée, résultant de la combinaison de la revendication 1 du brevet tel que délivré et d'une sous-revendication non comprise dans la mesure dans laquelle le brevet est mis en cause ; ce cas de figure ne relève pas de l'exception autorisée par la décision G 9/91 (JO 1993, 408). Dans la décision T 646/02, la chambre a constaté que la présente espèce différait des faits à la base de la décision T 653/02 en ce que l'objet exclu de l'opposition était certes bien décrit dans le brevet et était partie intégrante de la revendication indépendante du brevet tel que délivré, mais n'était en revanche couvert par aucune revendication dépendante du brevet tel que délivré. Or, concernant la question de la compétence de la chambre de recours pour procéder à un examen, il importe uniquement de savoir si le brevet est clairement restreint à un objet exclu de l'opposition. Dans la décision T 646/02, il est limité à l'objet de la revendication dépendante expressément non attaquée et, en l'espèce, à des variantes expressément non attaquées de l'invention. L'exception visée dans la décision G 9/91 ne saurait par conséquent s'appliquer en l'espèce, puisqu'elle concerne uniquement les objets implicitement couverts par l'opposition et non les objets qui en sont expressément exclus.
Dans l'affaire T 364/18, le requérant (opposant) demandait expressément dans l'acte d'opposition la révocation des revendications 1-5, 8, 9, 11, 15-17, 19 et 20. Cette requête a été réitérée au stade du recours. La chambre y a entendu une déclaration expresse selon laquelle le brevet n'était mis en cause par l'opposition et la décision n'était contestée qu'en ce qui concerne les revendications mentionnées, définissant ainsi, respectivement, la portée de l'opposition conformément à la règle 76(2)c) CBE, et la mesure dans laquelle la décision devait être modifiée conformément à la règle 99(2) CBE. Selon le principe ne ultra petita, la chambre s'est bornée à examiner le brevet uniquement pour ce qui concernait les revendications mises en cause. Cependant, la requête subsidiaire portait sur l'objet des revendications 6, 7, 10, 12 à 14 et 18 non opposées du brevet tel que délivré, sous la forme des revendications indépendantes 1 à 7 qui combinaient les caractéristiques de chacune de ces revendications à la revendication 1 du brevet tel que délivré. La requête subsidiaire portant sur des éléments non visés par l'opposition et la chambre n'ayant pas compétence pour examiner ledit objet, le brevet devait être maintenu sous cette forme limitée.
- T 1486/23
In T 1486/23 umfasste der in der mündlichen Verhandlung zugelassene Beschwerdehilfsantrag die unabhängigen Ansprüche 1 bis 6 und die abhängigen Ansprüche 7 bis 15..
Die Beschwerdeführerin (Einsprechende) erhob Einwände der mangelnden Neuheit und erfinderischen Tätigkeit gegen die unabhängigen Ansprüche 5 und 6, sowie gegen die Ansprüche 7, 8 und 10, jeweils soweit abhängig von Anspruch 5.
Die Kammer entschied, dass die Gegenstände der Ansprüche 5, 6, 7, 8 und 10 des Beschwerdehilfsantrags den Gegenständen von nicht zum Einspruchsumfang gehörigen Ansprüchen des Patents entsprachen, beziehungsweise gegenüber diesen eingeschränkt waren. Sie durften nur auf ihre Änderungen gegenüber den Ansprüchen des Patents hin geprüft werden, aus denen sich jedoch keine Probleme ergaben. Die Einwände der mangelnden Neuheit und erfinderischen Tätigkeit gegen die o.g. Ansprüche wurden dementsprechend nicht berücksichtigt.
In Bezug auf Anspruch 6 erklärte die Kammer, dass dieser aus dem (nicht zum Einspruchsumfang gehörigen) Anspruch 12 des Patents hervorgegangen war, der auf ein Gerät gerichtet war, das eine "Aufnahmevorrichtung für einen Wechsel-Einsatz nach zumindest einem der Ansprüche 1 bis 11" umfasste. Die in den Ansprüchen 1 bis 11 des Patents definierten Wechsel-Einsätze und ihre Merkmale hatten zwar implizite Auswirkungen auf das Gerät, waren jedoch nicht Teil desselben. Die Kammer wertete Anspruch 12 des Patents daher gemäß R. 43(4) EPÜ als einen unabhängigen Anspruch..
Die Patentinhaberin hatte die Gegenstände der Ansprüche 1 bis 11 des Patents geändert. Dadurch, dass der Anspruch 12 des Patents eine Referenz auf zumindest einen der Ansprüche 1 bis 11 enthielt, hatte sich durch deren Änderung automatisch auch der Gegenstand des Anspruchs 12 geändert, weshalb dieser nicht unverändert bestehen bleiben konnte. Die Patentinhaberin hatte dementsprechend den Anspruch 12 so geändert, dass der darauf beruhende, gegenwärtige Anspruch 6 statt eines Verweises auf vorausgehende Ansprüche den Gegenstand des Anspruchs 1 des Patents explizit aufnahm. Die Kammer stellte fest, dass der Gegenstand des gegenwärtigen Anspruchs 6 gegenüber dem des Anspruchs 12 des Patents eingeschränkt war.
Für die Kammer stellte sich die Frage, ob der Anspruch 12 des Patents im Einspruchsverfahren überhaupt in dieser Weise geändert und eingeschränkt werden durfte, und, falls dem so war, inwieweit eine solche Änderung in diesem Beschwerdeverfahren geprüft werden konnte. Sie kam zu dem Schluss, dass schon allein aus dem Grund, dass ein unabhängiger, nicht zum Einspruchsumfang gehöriger Anspruch nicht unverändert bestehen bleiben kann, wenn er einen Verweis auf mindestens einen anderen, zum Einspruchsumfang gehörigen und gegenüber seiner erteilten Fassung geänderten Anspruch enthält, die Anpassung eines solchen Anspruchs grundsätzlich möglich sein muss. Der Kammer zufolge müssen Änderungen, auch wenn es sich "nur" um Anpassungen oder Beschränkungen handelt, auf ihre Konformität mit den Art. 84 und 123 EPÜ geprüft werden.
Die Entscheidung G 9/91 verstand die Kammer dementsprechend so, dass nur solche Ansprüche gänzlich außerhalb des Verfahrens stehen, deren Gegenstand überhaupt nicht von den zum Einspruchsumfang gehörigen Ansprüchen mitbestimmt wird. Für die Kammer ergab sich dadurch, neben der in G 9/91 geschilderten, abhängige Ansprüche betreffenden Ausnahme noch eine weitere enge Ausnahme von dem Grundprinzip, dass die von der Einspruchsabteilung oder der Beschwerdekammer vorgenommene Prüfung an den von der Einsprechenden innerhalb der Einspruchsfrist erklärten Umfang des Einspruchs gebunden ist.
Die Kammer stellte klar, dass das in diesem Fall nicht bedeutete, dass das Einspruchsverfahren im Hinblick auf den aus dem nicht zum Einspruchsumfang gehörenden Anspruch 12 des Patents hervorgegangenen Anspruch 6 völlig neu aufgerollt werden konnte. Einwände, die nicht durch Änderungen an den Ansprüchen des Patents hervorgerufen werden, müssen vielmehr unberücksichtigt bleiben; insbesondere solche, die auch auf den Anspruch 12 des Patents zutreffen würden. Da sich die Einwände gegen den Anspruch 6 augenscheinlich nicht aus der Änderung ergaben, wurden sie von der Kammer nicht berücksichtigt.