Le physicien autrichien Maximilian Haider a résolu un problème vieux de soixante ans, à savoir améliorer la résolution d'image des microscopes électroniques jusqu'à cinq fois, permettant ainsi aux scientifiques d'étudier des atomes isolés. La lentille correctrice électromagnétique qu'il a brevetée est désormais utilisée dans 90 % des microscopes électroniques à transmission du monde entier.
Jérôme Galon, spécialiste français de l'immunologie, a développé un outil diagnostic qui peut aider les médecins à prédire les chances de récupération et les risques de récidives des personnes atteintes par un cancer, en se basant sur la force de leur réaction immunitaire. Immunoscore® utilise les images numériques des échantillons de la tumeur et un logiciel avancé pour mesurer le nombre de cellules immunitaires positives se trouvant sur les sites tumoraux. Ses résultats améliorent la précision du pronostic du cancer et aident à adapter la thérapie au patient.
À partir d'une simple ébauche, les inventeurs et hommes d’affaires autrichiens Klaus Feichtinger et Manfred Hackl ont donné une nouvelle forme au recyclage du plastique. Grâce à la technologie brevetée « Counter Current », un grand nombre de plastiques peut désormais être transformé en granulés prêts à être réutilisés par l'industrie et similaires à des plastiques neufs.
Les deux inventeurs espagnols Antonio Corredor Molguero et Carlos Fermin Menéndez ne se sont pas contentés de briser le moule : ils l'ont totalement réinventé. La forme spéciale de leurs blocs de béton conçus pour protéger les ports permet de réduire les coûts de construction des brise-lames de 15 à 45 % tout en protégeant mieux les zones côtières.
L'inventeur néerlandais Rik Breur s'est inspiré de la nature pour son revêtement antifouling. Comme la surface piquante des oursins, cette alternative écologique aux peintures toxiques empêche la croissance des algues, des bernacles et des coquillages sur les coques des bateaux, ce qui permet une économie de carburant pouvant atteindre les 40 %.
Le pou du saumon affecte fortement les populations de saumon d'élevage du monde entier. Pour mettre fin à ce problème, l'inventeur autodidacte Esben Beck a créé un robot sous-marin capable de repousser les parasites au moyen de la reconnaissance d'image, de l'intelligence artificielle et de lasers. Plus de 250 de ses robots brevetés surveillent les établissements piscicoles norvégiens : en toute autonomie, ils localisent les parasites, les éliminent et protègent les poissons sans aucun produit chimique.
La crise du plastique a incité les entrepreneurs américains Eben Bayer et Gavin McIntyre à relever le défi de créer une alternative d'emballage durable, haute performance et économiquement viable. Ayant observé la manière dont le mycélium des champignons lie les déchets organiques dans la nature, ils ont inventé un nouveau type de matériau biodégradable qui peut être moulé dans presque n'importe quelle forme.
Les inventeurs sino-américains Bo Pi et Yi He ont mis au point le premier détecteur d'empreintes digitales capable de vérifier les motifs de l'empreinte digitale et de déterminer également la présence d'un flux sanguin. Leur innovation est aujourd’hui intégrée dans de nombreux modèles de smartphones de différentes marques, contribuant à empêcher l’accès non autorisé et offrant une sécurité inégalée à des millions d’utilisateurs.
L'ingénieur néerlandais Jan van der Tempel a permis d'accroître la sécurité, l'efficacité et la fiabilité des transferts offshore grâce à sa passerelle capable de compenser les mouvements des vagues, même dans des conditions dangereuses. La plateforme relie les bateaux mobiles aux installations offshore, à la manière d'une rampe d'embarquement située entre un avion et une porte d'aéroport. Utilisé par les opérateurs offshore du monde entier, ce système a permis de transférer en toute sécurité plus de six millions de personnes.
La bioingénieure serbo-américaine Gordana Vunjak-Novakovic a ouvert de nouveaux horizons à la médecine régénérative en mettant au point une méthode pour fabriquer des tissus ex vivo (hors du corps) à partir des cellules du patient. L’approche révolutionnaire de la scientifique offre un procédé de reconstruction faciale plus sur, plus précis et moins intrusif et tient ses promesses en matière de remplacement des tissus pulmonaires et cardiaques endommagés.